Sous le soleil de Thaïlande

Sous le soleil de Thaïlande

Je me sens pousser des ailes en ce moment, comme une envie de voyager sans cesse. Je vous en parlais dans l’article consacré à Florence, ces prochains mois vont être consacrés à calmer ma soudaine bougeotte. Quelques jours après être rentrée de Toscane, nouveau décollage : direction l’Asie !

 

Entraîné (presque) malgré lui dans cette première découverte du continent asiatique, Paul, ancien camarade de lycée et surtout un très bon ami. Pour la petite histoire, lors d’un barbecue en août une amie commune m’a dit qu’il serait libre vers l’automne. « Hé Paul, ça te dirait de partir en voyage vers octobre-novembre, n’importe où dans le monde ? ». Et voilà comment on embarque quelqu’un en vacances !

Nous avons passé quinze jours en Thaïlande, dans la région de Phuket. S’il s’agit d’une région très touristique, nous avons eu la chance de partir à la bonne période, soit pile entre la fin de la saison humide (températures non caniculaires, entre 28 et 32° en journée) et le début de la saison touristique. Notre petite villa (avec piscine privée m’sieurs dames !) était sur une île privatisée par notre complexe hôtelier.

Je suis tombée sous le charme de cet endroit. A taille relativement humaine, le complexe ne comprend que des villas, plus ou moins grandes, avec piscine ou jacuzzi privatif. Même s’il y a plusieurs piscines communes, c’est un petit luxe monstrueusement plaisant que d’avoir sa propre piscine sans vis-à-vis. Nous devions bien passer cinq heures par jour dedans ! Ce bonheur de barboter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit… entourés d’une végétation luxuriante et délicieusement parfumée.

Eaux turquoises, entre villages flottants et lagons cachés, avec une légère brise dans les cheveux. Un petit paradis sur terre.

Et la nourriture, on en parle de cette nourriture à se damner ? Je ne me suis jamais autant régalée avec des plats asiatiques qu’en mangeant pour à peine deux euros au marché nocturne de Phuket Town. Des pad thaï tous plus délicieux les uns que les autres, des brochettes multicolores savamment marinées et (trop) rapidement englouties. C’est à la bonne franquette : soit on mange debout, soit on tente de trouver une place assise sur les petites tables derrière les stands (mission impossible). On a trouvé la bonne combine, un banc juste derrière les toilettes publiques, à moitié dans une décharge. Comme ça, je reconnais que ça ne vend pas du rêve. Mais quand il fait plus de 30° la nuit, sous les tôles du marché et entre les grills des marchands de brochettes, ça ressemble tout de suite au banc le plus génial du monde ! Et qu’est-ce qu’on s’est régalés sur notre banc en mangeant dans nos sachets plastiques… Je veux bien le refaire toutes les semaines.

Après je dois avouer que nous sommes des pouilles mouillées, on n’a pas goûté les becs de canard ni les têtes de porc frites. La prochaine fois, promis !

Alors oui cet article parle en grande partie de nourriture, mais je vous assure que je n’ai pas fait que manger. Parfois sieste, parfois lecture au bord de la piscine… Des journées bien difficiles en somme. Et surtout une avalanche de premières fois : première fois en Asie, première baignade à une heure du mat’, première fois que mon accent français passe bien (comparativement à l’accent des russes…), première apparition publique en maillot de bain depuis de longues années, premier vrai bronzage – et premiers vrais coups de soleil douloureux – et première fois que je supporte la chaleur, premier malaise dans l’avion (où la folle histoire de comment passer vingt minutes en business class avec un masque à oxygène) et surtout première fois que je me suis sentie vraiment détendue depuis des mois. Et ça, c’est le plus important.

J’espère vous avez apprécié ce micro-aperçu de la Thaïlande, n’hésitez pas à partager en commentaire vos impressions et expériences. Prochain rendez-vous voyage en février, pour pêcher sous la glace au Canada !

Bonne soirée à tous,

Léon

Un énorme merci à Paul, qui a été parfait tout au long du voyage et même avant. Peu de gens enverraient un gros chèque pour réserver des vacances en faisant confiance à quelqu’un qui communique essentiellement par sms et sans donner trop de détails. Et bien ce gars-là, il a osé !


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